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Santé: Le SYMECO menace de durcir la grève en cas de statu quo. – CONGO COURRIEL
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Les médecins des établissements sanitaires de l’Etat membres du Syndicat des médecins du Congo (Symeco) maintiennent leur grève avec service minimum entamée depuis le 30 janvier dernier. Après évaluation de son mouvement de grève, le SYMECO est monté au créneau dimanche 9 février pour déplorer et dénoncer le « malentendu et la confusion » que d’aucuns, selon la structure syndicale, ont créés et tentent d’entretenir délibérément autour du contenu du protocole d’accord trouvé lors de l’atelier du Village Venus à Bibwa pour, dit-il, des raisons obscures.

 » Les médecins des services publics de l’Etat maintiennent la grève sous la forme de service minimum jusqu’au mercredi 12 février 2020 tout en levant d’ores et déjà l’option de durcir ladite grève dès le jeudi 13 février en cas de statu quo », a déclaré le Dr Juvénal Muanda Nlenda devant la presse.

Pour le secrétaire général du SYMECO, la « signature formelle de l’Accord entre le gouvernement de la République et le banc syndical des médecins reste la seule voie pour restaurer la paix sociale ».

Aussi, il sollicite l’intervention personnelle du président de la République en vue d’une issue rapide de la crise et la restauration de la paix sociale dans tous les services sanitaires publics de l’Etat.

Pour mémoire, l’atelier de Bibwa avait examiné l’application de l’Impôt professionnel sur le rémunération (IPR) et les engagements sociaux contenus dans le cahier des charges des professionnels de santé ayant conduit aux pistes de solution sans constituer un Accord spécifique formel, qui, par voie de conséquence, devra consacrer les différents engagements à prendre tel que convenu entre les experts de deux parties.

En effet, le Bureau exécutif national du SYMECO demande au gouvernement d’honorer, par des engagements formels, le médecin congolais et les services qu’il rend à la population souvent dans des conditions difficiles.

 » Losque le gouvernement s’engage à faire quelque chose dans le cadre du partenariat social, il s’engage de manière formelle et il y a une feuille de route partagée entre les parties prenantes afin de suivre ce qui est convenu », a-t-il soutenu, avant de poursuivre que  » toutes les fois que nous avons les travaux avec les experts du gouvernement non endossés formellement par [ les membres du gouvernement, Ndlr] par un acte, les recommandations ont toujours été des actes administratifs qui n’engagent pas le gouvernement de la République « .

Par ailleurs, ce syndicat a réitéré ses remerciements au chef de l’Etat et Premier ministre pour le dialogue social amorcé à travers les travaux du village Venus, tenus du 21 au 25 janvier dernier.

Le SYMECO maintient sa grève, d’une part, et le Syndicat national des médecins (Synamed) suspend la sienne, d’autre part. Au regard des diverences entre syndicats frères, le Dr Juvénal Muanda reconnait qu’à première vue, cela fragilise l’action syndicale, mais relève-t-il, les médecins sont unis par le sort. Il a fait savoir que la situation sociale des médecins a laissé tomber les frontières au point de vue d’apparence syndicale pour autant que la pression du SYMECO a pour objectif unique de voir le médecin être honoré par le gouvernement à travers un accord formel.

 » Notre action va au-delà! Et par conséquent, notre mot d’ordre est suivi par tous les médecins qui s’identifient à la pertinence de la cause défendue par le Symeco « , a soutenu le Dr Muanda.

Signalons par ailleurs que les médecins membres du Synamed avaient désapprouvé la décision prise par la hiérarchie, celle de suspendre la grève pour 60 jours, le temps de poursuivre de négociatiins avec le gouvernement.

ILKA

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