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RDC: »J’estime que les réformes judiciaires doivent être dictées par le souci d’apporter plus d’efficacité et d’efficience au fonctionnement de la Justice ». F.Tshisekedi – CONGO COURRIEL
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Le long de son discours à la nation , à l’occasion du 60 ème anniversaire de l’accession de la RDC à la souveraineté nationale et internationale, le président de la république s’est opposé à toute réforme de la justice pour des raisons de protection. « Point n’est besoin de vous rappeler que la justice élève une nation. La justice est pour un Etat de droit ce que le sang est pour le corps humain. Voilà pourquoi j’estime que les réformes dans ce secteur doivent être dictées, non pas par le souci de s’assurer une protection d’une personne ou d’un groupe de personnes, mais plutôt par le souci d’apporter plus d’efficacité et d’efficience au fonctionnement de la justice ». A-t-il déclaré.

Puis d’un ton ferme, il a martelé, « en considération de ces éléments, je n’accepterai sous aucun prétexte des réformes dans ce secteur qui, par leur nature et contenu, viendraient porter atteinte à des principes fondamentaux régissant la justice tels que prévus dans notre Constitution, notamment l’indépendance du pouvoir judiciaire, du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif, le pouvoir régalien de nomination des magistrats, la gestion du pouvoir judiciaire confiée au Conseil supérieur de la Magistrature et bien d’autres… »

La Justice recouvre peu à peu son indépendance a poursuivi le chef de l’État ; « les avancées enregistrées l’ont été au prix de sacrifices extrêmes. Elles ne peuvent être annihilées par des manœuvres d’arrière-garde qui s’observent chez certains de vouloir légiférer pour déposséder le Conseil Supérieur de la Magistrature du pouvoir judiciaire qu’il détient ».

L’adresse à la nation du président du Félix Tshisekedi est intervenue dans un contexte particulier, émaillé d’une série de crises due notamment aux trois propositions de loi organique sur la réforme du pouvoir judiciaire déposées au bureau de l’Assemblée Nationale par les députés FCC Aubin Minaku et Garry Sakata; et à la crise économico-sanitaire. Les jours avenirs détermineront l’attention que les Congolais ont accordé au discours du président de république.

Joël Diawa

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