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RDC: Les médecins grévistes conditionnent la reprise travail par la signature d’un accord formel avec le gouvernement. – CONGO COURRIEL
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La grève sèche des médecins membres du Syndicat des médecins du Congo (SYMECO), décrétée le 13 février dernier, se poursuit dans les hôpitaux publics en République démocratique du Congo. Les médecins conditionnent la reprise du travail par la signature d’un accord formel entre le gouvernement et le banc syndical.

A l’Hôpital général de Référence de Kintambo, les services tournent au ralenti. Dans les couloirs, les médecins sont sans tenue de travail en train de tourner les pouces.

« Nous venons de commencer la grève il y a une semaine. Mais sur terrain, nous avons constaté que le gouvernement n’a pas bougé. Après l’atelier de Bibwa, il a été convenu la signature d’un accord formel. Mais hélas! Nous constatons une léthargie de la part du gouvernement. C’est ainsi que les médecins ont décidé de croiser les bras », a expliqué le Dr Banza.

Pour lui, les négociations avec le gouvernement pataugent. Mais ce qui importe pour les médecins, souligne-t-il, c’est la signature d’un accord formel.

 » Nous ne pouvons pas reprendre le travail si on n’a pas un engagement formel. Il faut qu’il y ait un accord opposable au gouvernement », a ajouté ce médecin membre du Symeco.

Au-delà des revendications financières, il y a aussi les mauvaises conditions de travail travail que les professionnels de santé déplorent. Lors de notre passage à l’Hôpital de Kintambo, tout le bâtiment était dans le noir il y avait environ 2 heures pendant que certains services nécessitent de l’électricité en permanence.

 » Les conditions de travail que nous réclamons impliquent aussi les malades », a assuré le Dr Banza. Toutefois, il reste convaincu que le gouvernement se soucierait des malades, et que le président de la République entendrait les cris des médecins.

Pour faire l’évaluation de la grève, les médecins attendent le mot d’ordre de leur hiérarchie afin de convoquer les assemblées. Ils soutiennent néanmoins que le gouvernement semble banalisé les choses.

La grève des médecins membres du Symeco a été radicalisée le 13 février dernier dans le secteur public de l’Etat après avoir constaté le statu quo dans les pourparlers avec le gouvernement.

ILKA

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