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RDC-Cour constitutionnelle : tractations discrètes autour de la succession du président intérimaire Mwata Funga - CONGO COURRIEL
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Le président de la cour constitutionnelle est un élément clé dans la direction que prendra le futur politique de la RDC. Il a une position hautement stratégique car le dernier mot lui revient pour trancher les conflits électoraux.


Evariste Mwata Funga Prince, président intérimaire qui a succédé à Benoit Lwamba depuis sa démission en juillet dernier, a son mandat qui expire officiellement le 11 Avril.
La recherche de la perle rare qui devra le remplacer a soudainement pris de la vitesse ces derniers jours. Qui sera donc l’heureux élu ?

Plénière des juges à huis clos

Selon JA, c’est dans une ambiance plutôt « tendue » que les neuf juges de la Cour constitutionnelle se sont rencontrés à « huis clos », le mercredi 7 avril dans le but d’aborder l’épineuse question. Un jour plus tôt, les mêmes juges étaient en audience avec Felix Tshisekedi en présence de Tete Kabwa, l’un des influents conseillers du chef de l’État congolais qui est aussi directeur de cabinet adjoint de François Beya, conseiller spécial en matière de sécurité de Tshisekedi. Ils ont, entre autre, évoqué la question pressante de l’élection du nouveau président de la Cour constitutionnelle.

Dieudonné Kaluba : favori de la course.
Normalement, l’élection du nouveau président de la Cour Constitutionnelle doit se faire à la « majorité absolue ». En d’autres termes, des neuf membres qui composent la cour constitutionnelle, au moins cinq doivent voter en faveur de l’un des candidats.


Jeune Afrique poursuit que plusieurs proches du président de la République souhaiteraient voir Dieudonné Kaluba, l’un des avocats de la République dans le procès de Vital Kamerhe, prendre les rênes de la Cour constitutionnelle.
Il sied de rappeler que La nomination, par Félix Tshisekedi, de trois nouveaux juges, dont Dieudonné Kaluba, quelques jours après la démission de Benoit Lwamba avait été la pomme de discorde avec le camp de Joseph Kabila, qui contestait ces nominations.


Le divorce d’avec le FCC étant déjà consommé, Felix tshisekedi serait-il intelligemment en train de poser des fondations solides qui lui assureront une prochaine réélection ? Avoir le président de la Cour constitutionnelle comme allié est toujours un avantage sans prix dans les jeunes démocraties africaines.

Rédaction

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