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« Nos statuts n’interdisent pas à Félix Tshisekedi d’être chef de l’État et président de l’UDPS.  » ( Jean-Marc Kabund) – CONGO COURRIEL
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L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, traverse une période tumultueuse ; de la suspension de certains cadres à la dissension entre l’exécutif et le collectif « sauvons l’UDPS » C’est dans ce contexte que le président ai du parti a tenu à mettre les choses au clair.


Lors de son passage à l’émission « face à face » de la radio Top Congo, Jean-Marc Kabund a été questionné au sujet de son intérim à la présidence du parti, il estime que le mandat spécial lui accordé par Félix Tshisekedi ne viole nullement l’article 26 du statut.


 » Quand vous prenez l’article 26, de bout en bout, nulle part il est mentionné que l’élection du président de l’udps à la magistrature suprême constitue un motif d’empêchement définitif…La constitution l’interdit, mais notre statut ne l’interdit pas… Nous à l’udps,ne les trouvons pas incompatibles, mais parce que c’est la constitution qui prime sur nos statuts ; voilà le fondement du mandat spécial, là où Félix Tshisekedi a tiré cela, parcequ’il voulait se protéger vis-à-vis de la constitution . » S’est-il expliqué.

Le président a.i de l’UDPS ne se sent pas gêné d’être à la tête de l’un des partis les plus démocratiques du pays sans être élu, car selon lui, le juridisme dans toute organisation politique trouve son fondement dans la volonté politique ses animateurs. »Moi aujourd’hui je n’ai pas dit que je suis le président élu de l’UDPS, c’est un concours de circonstances… Dans nos statuts il n’est pas dit que lorsque le président de l’udps est élu, il tombe sous le coup de l’empêchement définitif, parce que tous les motifs sont énumérés dans l’article 26…selon nos textes l’élection à la magistrature suprême n’amène pas à l’interdiction d’exercer. Celle-ci est déclarée par une instance disciplinaire à travers une sanction . »

Réagissant à la réplique de Paul Tshilumbu qui estimait qu’il n’avait aucune qualité pour le suspendre, ce dernier a réservé une réponse très courtoise. »Si Tshilumbu me dénie ma qualité du président a.i, c’est son droit! Moi je pose des actes…L’udps est un parti de grande liberté, les gens s’expriment comme ils veulent, c’est ça même notre force… »

D’un ton conciliant, le premier vice président de l’assemblée nationale a tendu la main à ses camarades de « sauvons l’udps » auprès de qu’il est tombé en disgrâce. « Ce sont des compagnons de lutte, nous avons eu à connaître des problèmes plus graves et plus difficiles dans notre parcours, je crois qu’ils ne seront pas exclus. »

Avec la multiplication des sorties médiatiques des deux pôles dissidents du parti présidentiel, la crise interne est loin de se terminer, et de plus en plus cette situation est entrain de fragiliser l’UDPS qui dans sa gestion du pouvoir est contrainte de composer avec des crises exogènes.

Joël Diawa

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