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Lutte contre le COVID-19: Le Don de Olive Lembe au coeur d’une controverse ! – CONGO COURRIEL
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L’ancienne première dame de la RDC a effectué ce lundi, une visite à l’Institut National des Recherches Biomédicales.
À cette occasion, Olive Lembe a remis à l’INRB, 8 boîtes contenant chacune 1 000 comprimés de chloroquine pour la prise en charge des malades. « Nous apprenons un peu partout des professionnels du domaine que le Covid-19 se soigne par la prise de la chloroquine (…) Nous demandons à tous ceux qui peuvent en posséder, svp, donnez-les, vendez-les à un prix abordable », a plaidé l’ex première dame.

Ce geste de générosité n’a pas fait l’unanimité au sein de l’opinion publique. Si les un voient en ce geste la réponse à l’appel du Chef de l’Etat sur la solidarité nationale, les autres par contre ont été très critiques sur le fond de ce geste.

La chloroquine, produit retiré de la liste thérapeutique en RDC .

C’est depuis plusieurs années que la chloroquine a été retirée du marché pharmaceutique de la RDC. Malgré son besoin accru pour son efficacité approuvée par le professeur Didier Raoult dans la lutte contre le coronavirus, ce produit ne peut ni être produit, ni être vendu moins encore être importé en RDC. La pharmakina qui avait reçu l’autorisation du Chef de l’État pour sa production n’a pas encore disponibilisé la chloroquine.

Partant de cette thèse, plusieurs personnes se demandent alors comment est-ce que Olive Lembe s’est procurée la chloroquine pour en faire un don à L’INRB. Ce médicament ne peut circuler en RDC qu’après approbation du ministère de la santé car étant frappé par une mesure de L’OMS ; mais au jour d’aujourd’hui, le ministère de la santé n’a pas encore autorisé aux établissements sanitaires de s’en procurer. Ceci nous ramène à une autre interrogation. Si les établissements sanitaires ne sont pas encore en possession de la chloroquine, comment et par quel moyen un individu peut l’importer ?

Le ministère de la santé doit au plus vite éclairer l’opinion sur cette situation ; mais ces interrogations si capitale seront sans doute éludées par les destinaires.

Joël Diawa

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