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Détention provisoire de Kamerhe : ce qu’en pense la classe politique – CONGO COURRIEL
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C’est depuis ce mercredi 8 avril que Vital Kamerhe, directeur de cabinet du chef de l’Etat est placé sous mandat d’arrêt provisoire par le procureur près la cour d’appel de Kinshasa/Matete après près de 6h d’audition.

Cette détention préventive du président national de l’UNC n’a pas laissé sans mot les acteurs politiques. La rédaction de congocourriel.info a passé en revue les réactions de certains hommes politiques dont voici l’essentiel:

Alain Daniel Shekomba estime que cette détention est une manière pour le pouvoir en place de se débarrasser de Vital Kamerhe en se servant de la justice :
 » La justice dans notre pays est comme une arme à feu dont la gâchette est tenue par les détenteurs du pouvoir public. Il s’appuient sur celle-ci chaque fois qu’ils veulent se débarrasser d’un opposant ou d’un opposant gênant . »

Toussaint Tshilombo est également sorti de son silence. Cet ancien ministre de l’information, presse et communication sous Gizenga s’inquiète de la crise politique qui découlera de cette situation:
 » La classe politique congolaise vient d’entrer ce soir dans une zone des fortes turbulences. Avant de jubiler, il faut se poser la question de la suite que va connaître ce feuilleton qui ne fait que commencer. « 

Thierry Monsenempwo lui parle d’un complot ourdi contre Vital Kamerhe. « Comment douter en un complot politique alors que certaines bouches autorisées ont prédit l’arrestation de VK il y a des mois… » S’est interrogé le président de la ligue des jeunes de Convention des Congolais Unis, CCU.
Thierry Monsenempwo ne comprend pas qu’un monsieur dont la liberté n’est pas un sujet de crainte de fuite et qui occupe des hautes fonctions dans l’appareil étatique soit mis sous MAP, et pourtant d’autres soupçonnés sont en résidence surveillée.

Pendant ce temps la situation de Vital Kamerhe semble devenir de plus en plus dure parce-que la cour de cassation vient de décider du renvoi de toutes les affaires en instruction et la fixation des affaires nouvellement enrôlées sont renvoyés après l’État d’urgence sanitaire. C’est à dire que le dossier Kamerhe restera dans le tiroir, et ce dernier ne peut solliciter une liberté provisoire.

Joël Diawa

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