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Dossier 100 jours : les poursuites pataugent selon Papy Niango – CONGO COURRIEL
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A quelques jours de la rentrée parlementaire, Me Papy Niango a fait le tour d’horison de la situation politique en République démocratique du Congo au cours d’une conférence de presse tenue à Kinshasa vendredi 6 mars. A cette occasion, l’élu de Bandundu ville s’est appesanti sur la problématique du dysfonctionnement des institutions de la République après les élections de décembre 2018 et leurs faibles rendements par rapport aux attentes des Congolais.

A ce propos, il a dressé un tableau des incohérences des politiques vantées en temps de campagnes électorales et celles prônées par divers gouvernements, tant central que provincial. Ce député national a relevé les échecs et les ratés qui s’enregistrent sur les plans politique, économique et social. Ces échecs sous-tendent, explique-t-il, des attitudes de révolte même dans les rangs des partisans de factions politiques qui gèrent directement la République.

Ce cadre du Front commun pour le Congo (FCC) s’est inquiété de l’orientation des politiques sociales du gouvernement et surtout de la mise en œuvre du programme présidentiel de 100 jours. A ce sujet, autour des faiblesses qui minent l’exécution des instructions du Chef de l’Etat, de mauvaise foi, a-t-il dénoncé, « le Ministre de la Justice a activé indûment des enquêtes auprès des parquets généraux de Kinshasa pour saboter les actions du Chef de l’Etat Félix-Antoine Ttshisekedi Tshilombo ».

Papy Niango a souligné que  » ces parquets ne disposent d’aucun atout pour instruire techniquement en matière de contrôle des finances publiques ».

« Ces attributions sont dévolues au parquet près la Cour des comptes qui dispose d’un pouvoir général et permanent de contrôle de gestion des finances publiques », a-t-il indiqué.

Il se demande pourquoi on s’est précipité à procéder à des arrestations du directeur général de l’Office de Route, Mutima Sakrini Harman, le DG de Safricas David Blattner et le représentant de la communauté libanaise en RDCongo, Jammal Samih.

 » Qu’est-ce qui a justifié ces arrestations qui ont défrayé la chronique autour des poursuites sur les malversations financières ayant prétendument affecté la réalisation des actions de 100jours de Fatshi? », s’interroge-t-il.

D’où son initiative d’interpellation du Ministre de la Jutice à travers une question d’information parlementaire. Il sied de signaler que la session ordinaire s’ouvre le 15 mars dans les deux chambres du Parlement. Et cette question pourrait être abordée au cours de cette session.

ILKA

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