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Corruption: le numéro « vert » annoncé par le ministère de la justice, la CENCO croit à un début de solution mais pas une solution . – CONGO COURRIEL
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En République démocratique du Congo, le chef de l’Etat s’est engagé à mener une lutte acharnée contre la corruption, un fléau qui ronge la société congolaise, constituant un frein au développement.

A ce sujet, le ministère de la justice a annoncé la mise en place d’un « numéro vert » au courant de ce mois de février. Un moyen devant permettre aux Congolais de dénoncer tous les actes de corruption.

Pour la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), qui dit accueillir avec joie et saluer l’engagement du président de la République pour combattre ce fléau, la mise en place d’un numéro « vert » est une question très complexe qui va ensemble avec la justice.

« Les évêques ont déjà dénoncé le fait qu’on a affaire à une justice qui n’en est pas une », a dit l’abbé Donatien N’Shole ce vendredi au cours d’un entretien accordé à nos confrères de Numerica Tv.

Le secrétaire général de la CENCO regrette qu’il n’y ait pas encore de signaux forts qui peuvent redonner confiance au peuple congolais.

 » On a aussi enregistré depuis un certain temps, beaucoup d’actes de corruption, l’engagement est pris, les promesses sont faites. Il y a quelque chose qui vient d’être faite. Mais à mon avis, ça peut être un début d’une solution, mais ce n’est pas encore une solution », a-t-il confessé.

Le numéro vert, explique l’épiscopat congolais, on en a pour la police, mais pour quel résultat? Le numéro vert annoncé, poursuit NShole, si c’est pour arriver à de tels résultats, ce serait grave.

Ce que nous attendons, a insisté le secrétaire général de la CENCO, ce sont des signaux forts qui feraient croire à la population que maintenant il y a un changement. Toutefois, il croit que le numéro vert est un début de solution.

Pour lui, grâce à cela, il sera possible de prélever les cas de corruption. Mais il faut que justice soit faite non pas de manière sélective.

En outre, l’abbé N’Shole a rappelé que les chefs des confessions religieuses ont déjà relevé un certain nombre d’avancées mais aussi des défis. Si ces défis ne sont pas pris au sérieux, a-t-il souligné, le changement attendu risque d’être une parole sans contenu.

Pour devoir de mémoire, le ministre de la Justice et garde de sceaux, Célestin Tunda Ya Kasende avait annoncé, mercredi 29 janvier 2020, qu’un numéro vert sera bientôt opérationnel afin de permettre au peuple congolais de dénoncer les actes de corruption sous toutes ses formes.

ILKA

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