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Coronavirus : Le marché des journaux de Kinshasa en péril. – CONGO COURRIEL
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Les vendeurs des journaux peinent à épuiser leurs stocks depuis l’arrivée et la propagation de la pandémie à Coronavirus dans la ville province de Kinshasa. L’avenir du marché des journaux à Kinshasa n’est pas prometteur.

Afin de limiter la propagation du COVID-19, le gouvernement Congolais a ordonné que soit assuré le service minimum tant dans les entreprises publiques que privées à Kinshasa, cela a occasionné une forte baisse de la demande, contraignant ainsi les éditeurs à revoir la production à la baisse afin d’équilibrer l’offre et la demande.

Déjà en bataille contre les médias en ligne qui rendent presqu’obsolète son travail, le Coronavirus vient d’alourdir la peine de la presse écrite.

A l’entrée de la société commerciale des transports et des ports ( Ex ONATRA) située sur l’avenue Luambo Makiadi, se trouvent 3 vendeurs des journaux qui attendent les clients , ceux-là qui, les obligeaient par moments à jouer les médiateurs en cas d’incompréhension mais rien n’y fait.

A la question de savoir comment ils font, l’un d’eux rétorque, « nous éprouvions déjà des difficultés pour vendre mais le Coronavirusa empiré la situation. Actuellement, nous vivons grâce aux clients fidèles, des abonnés qui paient à la fin du mois, mais certains d’entre eux, nous ont carrément demandé de suspendre la livraison parce qu’ils ne font pas partie des personnes sélectionnées pour assurer le service minimum dans leurs sociétés respectives. De leurs côtés, nos partenaires ont baissé la production simplementparcequenousn’arrivonsplus à écouler les stocks. »

Quant à la question de savoir ce qu’ils font pour assurer le respect des gestes barrières, il a fait savoir qu’il est formellement interdit de toucher à un journal sans qu’on ne l’ait payé.  » Il n y a presque pas de gens donc on sait expliquer aux rares personnes qui passent que pour des raisons de sécurité sanitaire, il leur est recommandé de toucher après l’achat. Vous le payez et vous le prenez avec vous ».

Clarisse Mulenda

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