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Christophe Mboso sommé de citer les noms des élus du Grand Kivu qui doivent quitter les groupes armés - CONGO COURRIEL
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« Vous les collègues du Grand Kivu, quittez les groupes armés, je vais le dire…  » c’est en tout cas la courte phrase prononcée par Christophe Mboso N’kodia Mpwanga en réponse aux élus du Kivu qui interpellaient la présidence de l’Assemblée Nationale sur l’incapacité de la République à mettre fin aux 7 ans des massacres et des tueries en série qui endeuillent cette partie du pays.

Une courte phrase qui s’est avérée virulante au regard de l’ampleur qu’elle continue de prendre. Cette déclaration de Christophe Mboso a suscité des réactions dans tous les sens. Dans une lettre ouverte, un groupe des congolais a demandé au speaker de la chambre basse du parlement, de citer nommément ces instigateurs et de tirer les conséquences de ses propos.

 » Vos propos sont d’une telle confusion qu’il est de votre devoir comme deuxième personnalité
politique du pays, de clarifier. Monsieur le Président, il y a de quoi penser que vous connaissez au moins ces élus ou ces hommes politiques de l’Est du Congo, siégeant à vos côtés dans les institutions de la
République et qui seraient impliqués dans le calvaire indescriptible qui afflige les territoires de Beni, Djugu, Irumu, Mahagi, Lubero, Rutshuru et Masisi, etc., ainsi que les villes de Beni, de Butembo, etc. Qu’il vous plaise de les citer nommément et de les déférer devant la justice. » peut-on lire dans cette lettre dont la copie est parvenue à congocourriel.info

Pour les sigantaires de cette lettre, « si la deuxième institution de la République connaît ou connaîtrait certains criminels élus et les laisserait siéger à ses côtés à l’Assemblée Nationale, sans qu’aucune procédure judiciaire ne soit enclenchée, il y a complicité de la République.« 

C’est alors qu’ils ont demandé à Mboso de citer nommément ces élus du Grand-Kivu qui tuent leurs électeurs, de lever leurs immunités parlementaires afin qu’ils soient présentés devant un juge ; car le contraire classerait ses affirmations dans la rubrique des dénonciations défectueuses », a poursuivi la correspondance.

En outre, les congolais vivant sur le territoire national et dans la diaspora ont demandé au président de l’Assemblée Nationale de prendre ses responsabilités en mains en transmettant au Procureur de la République la liste de ses collègues impliqués dans les tueries et de laisser la place à celui qui aura plus d’audace au cas où il ne serait pas en mesure de le faire.

Pour sa part, Christophe Mboso, a, dans une correspondance estimé que son discours a été mal interprété. Il fait croire que ses propos devaient être compris comme un appel général à plus d’éveil de conscience et de patriotisme adressé au peuple congolais.

Joël Diawa

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