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Assemblée Nationale : Levée de boucliers de l’UDPS et LAMUKA contre le FCC – CONGO COURRIEL
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Les trois propositions de loi organique déposées à l’Assemblée Nationale par les députés nationaux Aubin Minaku et Garry Sakata suscitent plusieurs réactions au sein de l’opinion publique. Après le syndicat autonome de magistrats du Congo, la classe politique se saisit du dossier.

Bien que divisées sur plusieurs fronts, les coalitions CACH et LAMUKA ont pour la première fois regardé dans la même direction ; c’est, sans nul doute, aux propositions de loi de Minaku et Sakata que les deux coalitions doivent cette union temporaire et circonstancielle.

L’UDPS a noté, dans un communiqué, que ces propositions de loi ne viennent pas régler une quelconque difficulté liée à l’appareil judiciaire ; bien au contraire, elles ne visent qu’à entamer l’indépendance de la magistrature au profit du ministre de la justice.

Le parti présidentiel poursuit que cela est une tentative pour le FCC de procéder à la violation de la constitution pour des calculs politiques tendant à protéger les criminels et à encourager l’immunité.

L’UDPS a en outre demandé au FCC de retirer ses propositions de loi si non elle opposera à la majorité artificielle du palais du peule à la majorité populaire. Elle invite d’ores et déjà toutes les forces vives de la nation à répondre massivement au mot d’ordre, au moment opportun. De son côté, l’opposition parlementaire a épousé l’idée de l’Union pour la Démocratie et le progrès social.

Le communiqué signé par Jean-Pierre Bemba, Martin Fayulu, Adolphe Muzito et Moïse Katumbi, estime que ces trois propositions de loi tendent à faire des procureurs de la république des commissaires du ministre de la justice au mépris de l’indépendance des membres du parquet.

Pour LAMUKA, cette manoeuvre de confiscation des pouvoirs des procureurs de la république engagées par le FCC vise en réalité à récupérer illégalement et illégitimement ceux perdus lors des élections de 2018 et couvrir les délits et crimes perpétrés 18 ans durant.

Pour faire face à cette tentative, LAMUKA appelle les professionnels de la justice et l’ensemble du peuple congolais à la plus grande vigilence ; elle met en garde l’Assemblée Nationale dans ses manoeuvres à vouloir assujettir la justice du pays.

« Les manoeuvres d’appropriation privative de la magistrature en 2011 à l’occasion de la révision de l’article 149 de la constitution risquent de connaître leur point culminant avec ces trois propositions de loi; » renchérit le communiqué. D’où, ces leaders de lamuka appellent le peuple à se tenir prêt pour le mot d’ordre, comme ce fut le cas en janvier 2015 contre la loi sur le recensement.

Joël Diawa.

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